

Martin, évêque et moine, exorciste et évangélisateur, est aussi ambassadeur de l’Eglise chrétienne auprès des Empereurs Romains en Gaule qui siègent à Trèves. Il voyage ainsi à travers l’Europe.
Un premier voyage le ramène d’abord chez lui, en Panonie, où il rend visite à ses parents. Il voudrait bien les convertir. Pas question pour son père ! Mais il parvient à convertir et à baptiser sa mère (10), ainsi que certains de ses compatriotes.
Viennent ensuite trois voyages à Trèves (Capitale des Gaules), pour rencontrer les Empereurs successifs.
Il effectue un premier voyage à Trèves, pour rencontrer l’Empereur Valentinien, à qui il veut demander une grâce. Influencé par son épouse arienne*, celui-ci refuse de le recevoir. Il faut à Martin pas moins d’une semaine de jeûne et de prière (en somme une petite grève de la faim !) pour convaincre Valentinien de le recevoir, ce qu’il fait mais bien à contrecœur.
En tout cas, pas question de se lever pour accueillir l’évêque Martin, comme il le devrait pourtant devant un haut dignitaire de l’Eglise.
Regardez bien l’image qui suit : Ne voyez-vous pas des flammes surgir sous le trône de l’Empereur ? En effet, le feu se déclare soudain dans la chambre, jusqu’au siège de Valentinien…bien obligé de se lever ! Et de rendre à l’évêque l’honneur qui lui est dû. (8)
Impressionné, l’Empereur lui accorde tout ce qu’il veut et le reçoit même à sa table.
A la suite de la visite de Martin, l’Empereur Valentinien protègera les catholiques malgré les suggestions de sa femme.
Le deuxième voyage de Martin à Trèves l’amène à rencontrer l’Empereur Maxime, auprès de qui il veut plaider la cause d’évêques extrémistes, condamnés à mort par l’Empereur et certains évêques pour hérésie. Il croit parvenir à obtenir leur grâce, mais à peine parti, Maxime change d’avis et les évêques sont exécutés.
Cela ne l’empêche pas de revenir une troisième fois, toujours pour défendre les hérétiques. Cette fois il obtient gain de cause, mais à condition d’accepter de communier avec les évêques persécuteurs, ce qu’il fait à son grand désarroi. (13)
Au cours de ces longs voyages sur des chemins très incertains, il arrive à Martin de faire de mauvaises rencontres et
d’être attaqué par des brigands, bref ! Des hommes qui ont le « diable au corps » !
Quel meilleur moyen de s’en sortir que de les en libérer ? C’est ce que nous voyons ci-dessous :
(12) Ici, un petit démon rouge sort de la bouche
(14) Là, un autre sort…Par derrière !
C’est le thème de l’exorcisme qui est montré là, mais peut-être aussi le guérisseur, car on considérait que pour guérir les gens il fallait les délivrer du démon…
Les guérisons, voire même les miracles de Martin, ses exorcismes et son dévouement lui valent la reconnaissance de ses contemporains (11)
Martin est toujours prêt à se dévouer dès qu’on l’appelle, toujours prêt à partir sur les chemins, même à plus de 80 ans, même très fatigué. C’est ainsi qu’il va entreprendre un dernier voyage à Candes, à la limite de la Touraine et de l’Anjou…que nous verrons la prochaine fois.






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mline
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Marie-Reine
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gérard