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L’importance de l’amphithéâtre de Caesarodunum laisse présager également de l’importance des
thermes.
Citons en un à proximité de l’arène, sachant qu’il y en avait plusieurs.
La civilisation romaine nous fait faire un grand pas en avant
dans le domaine de l’hygiène corporelle, et nous donne des habitudes de propreté que nous nous dépêcherons de reperdre plus tard !
Les Romains aiment l’eau.
Les thermes ont une place cruciale dans la vie des Romains. Ce sont des établissements de bains publics chauds, ouverts à tous, riches et pauvres. On y sépare en général les hommes et les femmes, quoiqu’à la fin de l’Empire Romain, certains étaient, paraît il, mixtes.
En général, les Romains se lèvent très tôt et font une petite toilette rapide
avant d’aller travailler. Ils travaillent toute la matinée puis se rendent aux bains. Ils aiment passer d’un bain froid à tiède puis chaud et froid à nouveau (comme aujourd’hui dans les saunas).
C’est un long moment de détente qui va durer une grande partie de l’après-midi.
Bien sûr, on ne reste pas dans l’eau jusqu’au soir. Ce lieu a aussi une fonction sociale importante. Dans les plus grands on y trouve : une bibliothèque, un endroit pour faire du sport et toute une infrastructure très moderne pour l’époque.
On s’y lave, mais on y rencontre aussi ses amis, on joue aux dés, on y fait du sport, on traite des affaires, on se restaure…bref ! Ces établissements sont au centre de la vie sociale.
Pour les assister les riches sont accompagnés de leurs propres esclaves et les pauvres peuvent recourir à ceux qui travaillent dans les
thermes.
Toutes ces personnes et ces activités créent une atmosphère très vivante, voire même bruyante, pas toujours au goût du voisinage, comme en témoigne le philosophe Sénèque qui retrace bien
l’ambiance qui y règne :
« Imagine toutes les sortes de voix qui peuvent te faire prendre tes oreilles en haine ; lorsque les sportifs s’exercent et travaillent aux haltères, pendant leur effort, ou leur semblant d’effort, j’entends des gémissements, et, chaque fois qu’ils reprennent haleine, c’est un sifflement et une respiration aiguë. Lorsque je tombe sur un paresseux et quelqu’un qui se contente d’une friction à bon marché, j’entends le claquement de la main sur les épaules…. Et s’il vient par là-dessus un joueur de balles, qui commence à compter les coups, tout est consommé ! Ajoute à cela le querelleur, et le voleur pris sur le fait, et l’homme qui aime entendre sa voix, quand il prend un bain. Ajoute encore les gens qui sautent dans la piscine au milieu d’un fracas d’eau éclaboussée. Mais en plus de ces gens-là, dont la voix est au moins normale, imagine la voix aiguë et aigre des épileurs, qui veulent se faire ainsi mieux entendre, et poussent tout d’un coup des cris, sans se taire jamais, sinon lorsqu’ils épilent une aisselle et alors, font crier les autres à leur place. Et puis, les cris variés du pâtissier, et le marchand de saucisses, et le vendeur de petits pâtés, et tous les garçons de taverne qui annoncent leur marchandise avec une mélopée caractéristique. »


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