Partager l'article ! 2 - Tours devient Caesarodunum: Après la défaite de Vercingétorix et des Gaulois à Alésia, toute la Gaule est occupée par les Ro ...

Après la défaite de Vercingétorix et des Gaulois à Alésia, toute la Gaule est occupée par les Romains.
Toute ? … sauf peut-être un certain petit village,
quelque part en
Armorique !
Tours devient Caesarodunum : « la butte de César » On donne à cet endroit le nom de l’Empereur, c’est dire l’importance qu’on lui accorde. Cette ville romaine s’étire le long de la Loire, du quartier actuel de la cathédrale, légèrement surélevé, jusqu’à l’actuel « vieux Tours », plus loin à l’Ouest. Là encore, on retrouve l’omniprésence du fleuve.
N’oublions pas que la Loire est le plus long fleuve de France avec 1013 kms,
elle prend sa source dans le Massif Central au Mont Gerbier des Joncs, même si l’endroit fait encore aujourd’hui l’objet de querelles…on s’arrache l’endroit exact de la source. Par contre, tout le monde est d’accord : elle se jette bien dans l’Atlantique ! ouf !
Traversant une grande partie de la France, pardon de la Gaule, c’est une « route » importante, et Caesarodunum, noeud de communication, se trouve situé à un carrefour de plusieurs voies romaines et joue ainsi un rôle de Capitale Romaine.
Les vestiges qui subsistent en témoignent.
Autant il ne
nous reste rien des constructions gauloises qui étaient en bois et ont toutes brûlé (seules des fouilles ont permis de retrouver des médailles ou objets gaulois divers qui attestent la présence
de ce peuple), autant les Romains ont laissé de nombreuses traces de leur passage par leurs bâtiments.
En effet, les constructions romaines sont maintenant solides, elles sont faites en ce qu’on appelle « le petit
appareil » ; c’est un assemblage de petits moellons séparés régulièrement par des rangées de briques, très reconnaissable.
A Caesarodunum, les bâtiments principaux sont situés sur cette petite butte (quartier cathédrale). On y trouve des thermes, reliés à la Loire par des canalisations, et un amphithéâtre.
Cet amphithéâtre est plus important que ceux de Nîmes et Arles :
- 25000 spectateurs pour Nîmes
- 25000 également pour Arles
- 34000 spectateurs à Tours
L’absence de blocs de gradins nous fait dire que l’amphithéâtre ne
possédait pas de sièges en pierre, donc que les nombreux spectateurs s’installaient sur une pente de gazon ou sur des tribunes en bois. Il faisait alors partie des cinq plus grands amphithéâtres
de l’Empire romain, et aurait concurrencé celui d’Autun, de Milan, de Santiponce et de Carthage. Bien sûr le Colisée reste largement en tête avec entre 50000 et 75000
places.
On retrouve la trace de ces arènes en suivant une petite rue derrière la cathédrale : »la rue du Général Meusnier » qui part en demi-cercle et suit
ce qui était le mur d’enceinte de l’amphithéâtre. En continuant par la « rue Manceau » on le traverse en son milieu.


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