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de Capucine11
Découvrez la vallée de la Loire et ses nombreux châteaux
au travers de son Histoire... et de ses petites histoires.

Comme promis, je vous emmène visiter cette superbe et intéressante abbaye de Fontevraud que j’ai mentionnée plusieurs fois dans les articles précédents.

Situons-la d’abord : à quelques kilomètres de Saumur en Anjou (aujourd’hui Maine et Loire), elle est tout près du confluent de la Loire et de la Vienne, près de Candes-Saint-Martin aussi (voir article 23). En s’éloignant de la Loire, elle est située dans un vallon entouré de forêts, autrefois lieu inculte et aride. La vie y était possible toutefois grâce à une source (« fons »).
Dans ce vallon vivait paraît-il un brigand terrible nommé « Evrault » ou « Ebraldi », qui avait fait élever une tour qui lui servait de retraite. Chaque soir, quand la nuit venait, il allumait un feu au sommet pour attirer les voyageurs égarés, les tuer et les dépouiller.
La fontaine d'Evrault :« Fons Ebraldi » ou « Fons Evrault » donnera le nom de ce site : « Fontevraud ».
C’est ici qu’un certain Robert d’Arbrissel va fonder une abbaye. Mais qui est-il,
ce fondateur ? Un simple moine, me direz-vous ! Oui ! Mais qui pose quelques problèmes de conscience, au point qu’il n’a jamais été canonisé.
voyez l'imagination des peintres !
il porte ici une auréole alors qu'il n'a jamais été canonisé
Regardons un peu sa vie pour comprendre les questions qu’il soulève…
Robert est né vers 1045 à Arbrissel (diocèse de Rennes). Son père était le curé du village (ça commence bien !). Contrairement à maintenant, il était très normal et courant à l’époque que les prêtres se marient (il faudrait peut-être le dire au pape !). Si les moines sont alors tenus par leur vœu de chasteté, l’Eglise n’a guère cherché à imposer à ses prêtres de vivre dans le célibat, si bien qu’on était curé de père en fils…
Après des études médiocres, Robert prend donc naturellement la succession de son père comme curé de la paroisse.
Jusque là, rien que de « normal » en somme. Mais voilà que l’évêque de son diocèse de Rennes, Sylvestre de la Guerche, bien qu’ancien soudard, se prend d’avoir des idées très strictes : il dénonce la « simonie », c'est-à-dire le trafic des charges ecclésiastiques (être curé de père en fils) et le « nicolaïsme », qui est le manquement des clercs à la chasteté… et demande à Robert de l’aider et de prêcher dans ce sens.
Robert d’Arbrissel va donc le soutenir dans cet effort de moralisation du clergé breton. Mais imaginez ce curé dont le père était marié, peut-être l’est-il lui-même... en tout cas il a très certainement connu des femmes, il apprend tout à coup (enfin on lui dit) que tout ça est très mal et il se découvre coupable de ces deux maux qu’il doit combattre maintenant : le mariage des prêtres et leur manquement à la chasteté ! Il en résulte pour lui un sentiment de culpabilité pour une faute jusqu’alors insoupçonnée… d’autant plus vif car tardif ; il a plus de 30 ans et les habitudes… sont ce qu’elles sont!
Le conflit intérieur qui s’installe en lui doit être bien grand et douloureux. Il a l’âme fêlée ! Converti à la morale nouvelle, il veut sortir les autres de la boue où il croit maintenant s’être vautré et se châtier lui-même, châtier cette chair qu’on vient de lui apprendre à haïr. Il a bien sûr des détracteurs (en particulier le nouvel évêque de Rennes, Marbode) mais le pape Urbain II le soutient et lui confie officiellement une mission de prédication (en 1096).
Il part donc au « désert », en forêt de Craon, à la limite de la
Bretagne et de l’Anjou, mener la vie ascétique de l’ermite pour prêcher, affronter la tentation et s’obliger à la combattre. Je m’explique : en fait, il n’est pas seul.
Dans les forêts de l’Ouest de la France, en cette fin du XIe siècle, les ermites se bousculent et « jamais désert ne fut si peuplé », d’autant qu’ils sont suivis par toute une foule.
Le talent de prédicateur de Robert attire à lui une troupe de pénitents des deux sexes… « Hommes et femmes vont pêle-mêle et pêle-mêle s’étendent, la nuit, au milieu des bois ».
Dans un accoutrement digne des hippies de notre temps Robert d’Arbrissel mène une vie de parfaite chasteté au milieu de cette foule, partageant même la couche des femmes pour mieux résister à la tentation.
« Il mate sa chair par les privations et les sévices », des sévices qui peuvent aller loin en cet âge féodal : deux de ses compagnons se livrent à des gestes insensés qui éclairent le sien. Pour prouver à des femmes qui veulent les séduire tout l’empire qu’ils ont sur leurs sens, l’un se brûle le bras avec un tison, l’autre se couche sur un lit de braise et invite sa séductrice à l’y rejoindre. C’est l’épreuve du feu. Mais Robert est plus fou que les autres ; ce n’est pas au feu, substitut de la chair, qu’il s’affronte, mais à la femme elle-même, corps à corps. Son péché est d’orgueil : se croire plus fort que le désir qui le hante.
Tout cela ne démontre pas un comportement très sain. C’est là que le bât blesse pour plus tard une éventuelle canonisation. Deux théories s’affrontent : certains voient en Robert d’Arbrissel un ancêtre du féminisme, d’autres un idéaliste extrémiste, considérant la femme comme cause du mal… le diable quoi ! C’est pour cela qu’il l’affronte comme le pire des supplices… mais de manières assez variées : trop doux avec les unes, il ne dédaigne pas de partager leur couche, trop dur avec les autres, il les expose à la faim, la soif, la nudité.
Ces comportements commencent à faire jaser et le nouvel évêque de Rennes, Marbode, lui adresse une lettre où il lui reproche de troubler l’ordre moral et social. Pour mieux contrôler ce prédicateur itinérant d’un genre nouveau on l’oblige alors à se poser dans un endroit suffisamment reculé (quand même!) et c’est ainsi que Robert fixe sa troupe dans ce vallon de Fontevraud, où il va fonder une impressionnante abbaye.
C’est ce que nous verrons la prochaine fois, mais aussi qui sont ces femmes qu’il attire tant et pourquoi son choix d’une abbesse à la tête de l’abbaye…
La mort d’Aliénor d’Aquitaine ôte à Jean sans Terre une aide et un soutien précieux contre le Roi de France Philippe-Auguste.
De plus, s’être débarrassé de son neveu Arthur, vraisemblablement en l’assassinant, et de sa nièce, en l’emprisonnant à vie, pour ne plus avoir de rival pouvant prétendre à la couronne d’Angleterre, n’arrange en rien la réputation de Jean sans Terre, qui, déjà roi félon, acquiert une réputation d’homme impitoyable.
Il ne trouve grâce qu’aux yeux des Anglais, sans toutefois faire l’unanimité des « Barons ». Tout cela se passe en France, loin de chez eux. Ils ne se sentent peut-être pas très concernés et voient surtout ce qu’il leur a apporté : citons notamment la naissance d’une nouvelle et puissante marine.
Il encourage les chantiers navals et fait de Portsmouth le nouveau siège de la marine. Durant son règne, des améliorations sensibles sont réalisées dans la conception des bateaux, notamment l’addition de voiles et de châteaux amovibles à l’avant. Il crée également les premiers grands navires de transport. En fait, il est parfois crédité de la fondation de la « Royal Navy » moderne.
En France, par contre, Philippe-Auguste fait maintenant une guerre ouverte à Jean sans Terre.
Avec le soutien des vassaux d’Arthur, Philippe-Auguste lance l’offensive en Normandie contre Jean sans Terre, qui
commet l’erreur de rentrer en Angleterre.


Château-Gaillard tombe et Philippe-Auguste peut envahir l’ensemble de la Normandie : Falaise, Caen, Bayeux, Rouen…en deux ans de campagne. Puis il se tourne vers la vallée de la Loire... Philippe-Auguste prend d’abord Poitiers en 1204, puis Loches et Chinon en 1205.
L’incroyable réussite de Philippe-Auguste amène ses rivaux à s’unir contre lui. Les principaux coalisés sont :
Othon IV, Empereur romain-germanique, Renaud de Dammartin, Comte de Boulogne, le Comte Guillaume 1er de Hollande, le Comte de Flandres et bien sûr, Jean sans Terre. S’ensuivent des batailles,
surtout dans le Nord de la France, dont la plus célèbre reste la
«bataille de Bouvines » en
1214,
qui voit la coalition dissoute dans la défaite.
Philippe-Auguste rentre à Paris en vainqueur. Sa victoire est totale et ses ambitions ne s’arrêtent pas là : il va jusqu’à
essayer de prendre sa couronne à Jean sans Terre.
Ce dernier connaît des difficultés en Angleterre. Il doit signer la « Magna Carta » avec les barons, un document qui limite ses pouvoirs ; c’est une des bases de la démocratie britannique, la royauté en Angleterre n’est dorénavant plus absolue.
Prétendant avoir signé sous la contrainte, il reprend sa parole. Mécontents, une partie des barons anglais offrent alors la couronne à
Louis (futur Louis VIII, fils de Philippe-Auguste), qui ne réussit toutefois pas à conquérir le royaume.
Louis s’installe à Londres, mais le pape, Innocent III, va sauver Jean sans Terre en le soutenant et en excommuniant Louis. Il s’en est fallu
de peu.
Jean n’a jamais si bien porté son surnom : né sans terre…il finit presque sans
terre…
Il meurt peu de temps après, de dysenterie, en 1216.
Jean sans Terre est enterré dans la cathédrale de Worcester.
C’est le premier roi de la dynastie Plantagenêt à être enterré en Angleterre. Sa femme, Isabelle d’Angoulême, par contre, est enterrée à Fontevraud, où elle rejoint une grande partie de la famille : Henri II Plantagenêt, Richard Cœur de Lion et Aliénor d’Aquitaine.
En tout cas, il perd une grande partie de ses possessions françaises (voir la carte).
C’est ainsi que nos régions de Touraine et d’Anjou, qui nous intéressent plus particulièrement, sont rattachées à la couronne de France.
Philippe-Auguste agrandit considérablement le royaume de France en confisquant les terres de Jean.
C’est aussi le premier roi qui fait porter sur son sceau le titre de
« Roi de France »
au lieu de « Roi des Francs », et ce dès 1190.
La prochaine fois, nous ferons une halte dans l’abbaye royale de Fontevraud, où sont enterrés ces rois et reines Plantagenêt dont nous avons fait la connaissance au cours de ces dernières semaines.
pour un accompagnement musical, cliquez ci-dessous
A la mort de Richard Cœur de Lion, Jean sans Terre devient Roi d’Angleterre et hérite de toutes les terres des Plantagenêt.
Né trop tard pour obtenir quelques terres au moment du partage (plus fictif que réel, d’ailleurs) qu’Henri II Plantagenêt avait fait entre ses fils, Jean a toujours rêvé de mettre sur sa tête la couronne d’Angleterre, et agit en conséquence… C’est chose faite : il est roi !
Cependant, tous ne sont pas prêts à le reconnaître. Nombreux sont ceux qui regardent son jeune neveu, Arthur 1er de Bretagne (fils du 3ème fils d’Henri II), comme l’héritier légitime. Et de fait, il l’est. Il prime dans la liste de succession à la couronne sur son oncle Jean (4ème fils seulement). Le roi Richard, sans enfant, avait d’abord choisi Arthur comme héritier, puis, le jugeant trop jeune (il n’a que 9 ans quand il devient duc de Bretagne) et trop faible, il désigne finalement son frère Jean à qui il pardonne toutes les trahisons.
Mais Arthur a des alliés, et pas des moindres : de nombreux grands seigneurs de l’Ouest de la France, qui espèrent
pouvoir le manipuler à leur gré… et surtout le Roi de France !

Eh oui ! Philippe-Auguste, ancien « allié » de Jean sans Terre contre Richard Cœur de Lion, soutient maintenant Arthur contre Jean. Les alliances se font et se défont au gré des circonstances et surtout des intérêts. Il prend Arthur sous son aile et l’encourage à revendiquer la couronne d’Angleterre.
C’est encore Aliénor d’Aquitaine qui tente de pacifier ces deux familles ennemies de France et d’Angleterre en organisant le mariage de sa petite fille Blanche de Castille et de Louis (futur Louis VIII, fils de Philippe-Auguste). Elle négocie cette « affaire », qui s’accompagne d’un renoncement de la part de Philippe-Auguste au soutien qu’il porte à Arthur, et va jusqu’à aller chercher sa fille elle-même au-delà des Pyrénées.
C’est une bonne idée qui va pacifier pendant deux ans les relations entre les deux familles, mais Jean ne sait décidément pas se faire
apprécier, c’est le moins qu’on puisse dire, et très vite son arrogance, ses vexations envers ses vassaux et surtout l’enlèvement de la fiancée de l’un d’eux, Isabelle d’Angoulême, pour en faire sa femme, va soulever les grands vassaux de L’Ouest de la France contre lui. Ceux-ci demandent réparation au Roi de France. Il n’en
faut pas plus à Philippe-Auguste pour convoquer Jean à la Cour, sachant qu’il ne viendra pas, ce qui lui donne l’occasion, un bon prétexte en tout cas, pour prononcer la commise, ou confiscation
de tous les biens continentaux de Jean sans Terre… qu’il transfère à Arthur de Bretagne, le neveu de Jean, à charge pour lui de les conquérir. Pour ce faire, il lui envoie une aide militaire et
un conseiller expérimenté, Guillaume des Barres.
Arthur va donc chercher à s’emparer des territoires de son oncle. Agé de 15 ans, il peut maintenant jouer un rôle plus actif et sans attendre la constitution complète de son armée se lance contre son oncle… et sa grand-mère Aliénor, qui s’est rangée du côté de Jean.
Aliénor d’Aquitaine, retirée en l’abbaye de Fontevraud, se hâte de rejoindre Poitiers pour défendre ses domaines.
Elle fait une halte dans le château de Mirebeau (aux portes du Poitou) où elle est assiégée par son petit-fils Arthur.
Imaginez un gamin de 15 ans qui s’apprête à capturer sa grand-mère de 80 ans !
Heureusement, Jean vient à son secours et capture Arthur.
Arthur est emmené d’abord à Falaise, puis à Rouen. De là, on perd sa trace ; personne ne sait ce qu’il est devenu.
Les hypothèses vont bon train à ce sujet. Je vous en livre une ou deux :
- Certains disent qu’après avoir bu, Jean l’aurait tué de sa propre main, puis aurait jeté son corps dans la Seine, attaché à une lourde pierre.
- Autre hypothèse : l’officier commandant la forteresse où il est emprisonné prétend l’avoir remis aux agents du roi (Jean), envoyés pour le castrer et qu’il serait mort suite à l’opération.
Par la suite, cet officier se rétracte et affirme qu’Arthur vit toujours.
Nous ne saurons jamais ce qui s’est passé, mais en tout cas, on ne l’a plus revu.
Outre Arthur, Jean capture également sa nièce (sœur d’Arthur), qui maintenant peut aussi prétendre à la couronne. Elle demeure prisonnière le reste de sa vie.
Aliénor se retire à nouveau à Fontevraud, où elle passe les deux dernières années de sa vie (1202-1204).
Elle assiste, sans pouvoir y remédier, au
déclin du pouvoir de son dernier fils. Jean sans Terre, après avoir fait tuer son neveu Arthur dans sa prison de Rouen, se montre incapable de maintenir son pouvoir sur la Normandie.
Quelques semaines avant sa mort, le 6 mars 1204, elle doit apprendre que le roi de France s’est emparé de Château Gaillard.
Le 31 mars, Aliénor expire ; le lieu de son décès est aussi mystérieux que celui de sa naissance : Poitiers ou Fontevraud ?
C’est en tout cas dans l’église de cette abbaye qu’elle est inhumée en habit de moniale fontevriste, dans une tombe qui ne sera que quelques années
plus tard surmontée du gisant, sans doute commandé de son vivant, ainsi que ceux de son époux Henri II et de son fils Richard Cœur de Lion.
Après avoir acquis une réputation de femme légère et frivole dans sa jeunesse (avec les troubadours et son oncle Raymond), après avoir comploté avec ses fils contre son époux, Aliénor s’est avéré être une Reine-Mère précieuse pour ses fils, que ce soit Richard ou plus tard Jean, et a soutenu l’un puis l’autre jusqu’au bout de ses forces, n’hésitant pas à quitter sa retraite et à s’aventurer sur les grands chemins jusqu’à un âge très avancé… Souvenez-vous qu’elle a rejoint Richard en route vers la croisade pour lui amener sa fiancée, elle est allée ensuite à Mayence amener la rançon de Richard. Pour aider Jean, Aliénor va jusqu’en Espagne chercher Blanche (voir plus haut), puis manque ensuite de se faire enlever par son petit-fils… Quelle femme active et courageuse tout de même ! Malgré ses erreurs, on a envie de dire : « chapeaux bas, Madame Aliénor ».
Sans elle, Jean sans Terre sera bien seul pour lutter contre le Roi de France. La diplomatie de sa mère va lui manquer cruellement. Comment va-t-il s’en sortir… ? Nous le verrons la prochaine fois…
La tête pleine de rêves de gloire, Richard Cœur de Lion part en croisade dès le début de son règne. Il persuade le Roi de France, Philippe-Auguste, de l’accompagner, non pas, comme on a pu le dire par amour pour lui (si, si ! ça s’est dit… il était bi, comme on dit), mais pour être sûr que Philippe-Auguste ne profiterait pas de son absence pour usurper ses territoires.
Il n’a pas tord de se méfier… De même qu’il aurait dû se méfier aussi de son jeune frère Jean.
Ce sont ses faits d’armes pendant la croisade qui ont valu à Richard le surnom de « cœur de Lion », lion bien cruel, du reste, qui s’illustre sombrement en faisant égorger 3000 prisonniers musulmans…
Tous ces nobles chevaliers partant en grande pompe délivrer le tombeau du Christ font rêver les plus jeunes, pauvres ou riches, et suscitent d’étranges vocations. C’est ainsi qu’apparaissent deux jeunes personnages :
Nicolas à Cologne et Etienne de Cloyes (petite ville d’Eure et Loir entre Chartres et Tours) qui disent avoir reçu un message de Dieu les appelant à réunir une troupe pour libérer Jérusalem. Cliquez ici pour lire la suite...
Nous avons parlé la dernière fois des aventures extraconjugales d’Henri II Plantagenêt.
Aliénor, excédée par les infidélités de son mari, se retire à Poitiers, où elle entretient un cercle brillant de troubadours et d’artistes. C’est de là que sa vengeance va tranquillement mûrir. L’occasion lui sera donnée par ses fils...cliquez ici pour lire la suite...
Chinon devient la capitale continentale de l’Empire Plantagenêt. C’est là qu’Henri II Plantagenêt finira sa vie seul et abandonné de tous.
Mais que s’est-il passé ? Comment, lui, Roi d’Angleterre, qui possède plus de la moitié de la France, peut-il se retrouver aussi seul en fin de vie ? A-t-il si mauvais caractère ?
Nous l’avons vu, en plus de l’Angleterre, Henri II Plantagenêt et Aliénor d'Aquitaine possèdent tout l’Ouest de la France, un immense domaine qu’il devient difficile de gouverner et de contrôler.
Pour cette raison, Henri choisit Chinon, à la limite de l’Anjou et de la Touraine, comme capitale « continentale » de l’Empire Plantagenêt, car située au milieu de toutes ses possessions...

Le jeune Louis VII, plus moine que Roi, a épousé la Duchesse Aliénor d’Aquitaine. Mariage voulu par Louis VI le gros, dans l’espoir d’augmenter les possessions de la couronne de cet immense Duché d’Aquitaine.
Nous avons vu que les deux époux sont on ne peut plus mal assortis… et leur relation va en se dégradant.
C’est au cours d’une croisade (la « 2ème croisade ») qu’une dispute éclate entre les époux… et va les mener à
la rupture. Mais que s’est-il passé ?

Mathilde d’Anjou ne parvient pas à reconquérir le royaume d’Angleterre. Elle se retire et meurt à Rouen, dans son duché de Normandie. Etienne de Blois reste Roi jusqu’à sa mort...
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