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de Capucine11
Découvrez la vallée de la Loire et ses nombreux châteaux
au travers de son Histoire... et de ses petites histoires.
devotredom

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Candes : vient du nom latin « candatum » qui signifie : confluent. Le village se trouve effectivement situé au confluent de la Loire et de la Vienne.
Grégoire de Tours : Né en 539, mort en 594, il fut évêque de Tours. C'est un historien de l'Eglise, des
Francs et de l'Auvergne.
On lui doir entre autres
- une "Histoires des Francs"
- un traité des "Miracles de Saint Martin de Tours"

Martin, évêque et moine, exorciste et évangélisateur, est aussi ambassadeur de l’Eglise chrétienne auprès des Empereurs Romains en Gaule qui siègent à Trèves. Il voyage ainsi à travers l’Europe.
Un premier voyage le ramène d’abord chez lui, en Panonie, où il rend visite à ses parents. Il voudrait bien les convertir. Pas question pour son père ! Mais il parvient à convertir et à baptiser sa mère (10), ainsi que certains de ses compatriotes.
Viennent ensuite trois voyages à Trèves (Capitale des Gaules), pour rencontrer les Empereurs successifs.
Il effectue un premier voyage à Trèves, pour rencontrer l’Empereur Valentinien, à qui il veut demander une grâce. Influencé par son épouse arienne*, celui-ci refuse de le recevoir. Il faut à Martin pas moins d’une semaine de jeûne et de prière (en somme une petite grève de la faim !) pour convaincre Valentinien de le recevoir, ce qu’il fait mais bien à contrecœur.
En tout cas, pas question de se lever pour accueillir l’évêque Martin, comme il le devrait pourtant devant un haut dignitaire de l’Eglise.
Regardez bien l’image qui suit : Ne voyez-vous pas des flammes surgir sous le trône de l’Empereur ? En effet, le feu se déclare soudain dans la chambre, jusqu’au siège de Valentinien…bien obligé de se lever ! Et de rendre à l’évêque l’honneur qui lui est dû. (8)
Impressionné, l’Empereur lui accorde tout ce qu’il veut et le reçoit même à sa table.
A la suite de la visite de Martin, l’Empereur Valentinien protègera les catholiques malgré les suggestions de sa femme.
Le deuxième voyage de Martin à Trèves l’amène à rencontrer l’Empereur Maxime, auprès de qui il veut plaider la cause d’évêques extrémistes, condamnés à mort par l’Empereur et certains évêques pour hérésie. Il croit parvenir à obtenir leur grâce, mais à peine parti, Maxime change d’avis et les évêques sont exécutés.
Cela ne l’empêche pas de revenir une troisième fois, toujours pour défendre les hérétiques. Cette fois il obtient gain de cause, mais à condition d’accepter de communier avec les évêques persécuteurs, ce qu’il fait à son grand désarroi. (13)
Au cours de ces longs voyages sur des chemins très incertains, il arrive à Martin de faire de mauvaises rencontres et
d’être attaqué par des brigands, bref ! Des hommes qui ont le « diable au corps » !
Quel meilleur moyen de s’en sortir que de les en libérer ? C’est ce que nous voyons ci-dessous :
(12) Ici, un petit démon rouge sort de la bouche
(14) Là, un autre sort…Par derrière !
C’est le thème de l’exorcisme qui est montré là, mais peut-être aussi le guérisseur, car on considérait que pour guérir les gens il fallait les délivrer du démon…
Les guérisons, voire même les miracles de Martin, ses exorcismes et son dévouement lui valent la reconnaissance de ses contemporains (11)
Martin est toujours prêt à se dévouer dès qu’on l’appelle, toujours prêt à partir sur les chemins, même à plus de 80 ans, même très fatigué. C’est ainsi qu’il va entreprendre un dernier voyage à Candes, à la limite de la Touraine et de l’Anjou…que nous verrons la prochaine fois.


-Arianisme : doctrine d’Arius. Les ariens considèrent que, dans la trinité, le fils n’est pas égal au père, la divinité du Christ est donc secondaire et ceux-ci s’opposent par conséquent à la religion catholique.
16 - Saint-Martin évêque de Tours
Martin, moine exorciste de Ligugé, refuse de devenir évêque de Poitiers à la mort de son ami Hilaire.
Quelques années plus tard, Gatien, l’évêque de Tours, meurt à son tour. La réputation de Martin s’étant étendue jusqu’en Touraine, le peuple tourangeau le veut absolument comme leur nouvel évêque. Bien sûr, ils sont au courant de son refus à Poitiers, mais un homme averti en valant deux, ils imaginent un subterfuge pour l’amener dans leur ville :
Un certain Rusticius vient le trouver et le supplie de venir porter secours à sa femme gravement malade. Il est guérisseur, n’est-ce pas ? Martin accepte de le suivre…et tombe dans le piège ! Il est littéralement traîné de force dans la cathédrale et consacré évêque. Regardez la tête qu’il fait ! Pas franchement réjoui ! (6)
Il ne faut pas croire pour autant qu’il fait l’unanimité. Le haut-clergé de l’époque n’apprécie pas beaucoup son genre : on lui reproche son allure humble, ses habits malpropres et ses cheveux mal peignés, ses habitudes de pauvreté, d’ascétisme. En fait, il ne cède qu’à l’acclamation populaire.
Quant à Martin, maintenant évêque, il fait contre mauvaise figure bon cœur. C’est sans doute pour le consoler qu’un ange vient le visiter en songe la nuit suivante. (7)
Devenu évêque le 4 juillet 371, Martin cherche à conserver le plus possible son ancienne vie. Il habite d’abord une petite cellule près de la cathédrale, mais il a peu de repos, car les fidèles viennent sans cesse le trouver. Comme il n’arrive pas à mener la vie monastique qu’il souhaite, il cherche un lieu de retraite près de Tours pour concilier sa vie d’évêque et de moine.
Il choisit un lieu solitaire et sauvage à 2 km de Tours, sur la rive droite de la Loire. C’est là qu’il fonde le monastère de Marmoutier.
Comme autrefois à Ligugé, il vit dans une cabane en bois, puis dans une grotte creusée dans le coteau, bientôt rejoint par 80 disciples, avec lesquels il va évangéliser les campagnes, d’abord en Touraine, puis dans toute la Gaule.
Pour ce faire, il emploie toujours la même méthode : destruction des temples païens et des idoles, construction d’une église ou d’un oratoire au même endroit, baptême des paysans et installation d’un prêtre sur place. C’est à Amboise qu’il installe ainsi la première église rurale de Touraine.
Un jour, après avoir détruit le temple d’un village, Martin veut détruire aussi l’arbre sacré, un pin, qui tient lieu d’idole. Les villageois protestent farouchement et comme il ne veut pas renoncer, un des païens le défie :
« Si tu as confiance en ton Dieu, nous couperons nous-mêmes cet arbre, à condition que tu sois dessous pour le recevoir dans sa chute. »
(9) Martin le prend au mot. On voit, sur cette image du vitrail, les moines attachés à l’arbre, Martin devant, du côté où l’arbre doit tomber. Mais au moment de sa chute, Martin lève la main pour faire le signe de croix et l’arbre s’abat de l’autre côté…un miracle !
Martin exerce également son action d’évangélisateur hors de la Touraine. Ses nombreux voyages le conduisent dans toute la Gaule et en Europe.
C’est ce que nous verrons la prochaine fois…








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