culture

Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 17:00
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Chinon devient la capitale continentale de l’Empire Plantagenêt. C’est là qu’Henri II Plantagenêt finira sa vie seul et abandonné de tous.

 Mais que s’est-il passé ? Comment, lui, Roi d’Angleterre, qui possède plus de la moitié de la France, peut-il se retrouver aussi seul en fin de vie ? A-t-il si mauvais caractère ?

Vous le saurez en cliquant ici...

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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 14:56
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Mathilde d’Anjou ne parvient pas à reconquérir le royaume d’Angleterre. Elle se retire et meurt à Rouen, dans son duché de Normandie. Etienne de Blois reste Roi jusqu’à sa mort...

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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 15:09
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Mathilde veut reconquérir son royaume...

Bien qu’il ait prêté serment de reconnaître Mathilde comme reine d’Angleterre, Etienne de Blois se dépêche de rejoindre l’Angleterre à la mort d’Henri Ier Beauclerc et s’empare de la couronne avec la bénédiction des « Barons » et même du pape qui refuse de prendre position... cliquez ici pour lire la suite

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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 00:00

Nous avons vu comment Tours (Châteauneuf) est devenu un haut lieu de pèlerinage. Pour comprendre ce qui va suivre, parlons un peu de la situation du Pays en général et de l’époque féodale.

 

Après la chute de l’Empire romain, nous rentrons dans une ère de chaos et d’insécurité et devons affronter plusieurs invasions. De puissantes tribus germaniques envahissent l’Europe (déjà !) et s’y installent. A peine ces invasions de l’Est endiguées, il faut faire face aux Vikings… Nous avons vu les dégâts qu’ils ont fait dans l’ancienne Martinopole ( voir article 24) jusqu’à ce qu’ils promettent de se tenir tranquille quand le roi Carolingien Charles le Simple leur cède un territoire : la Normandie.

 

Le pays vit dans la peur, il est dangereux de s’aventurer dans les forêts hostiles où les bandits ont le contrôle et les premiers Mérovingiens s’avèrent être des rois médiocres et incapables de contrôler la situation. Trop occupés à se détruire ils ont peu fait pour améliorer cette situation de chaos.

 

Il faut attendre le grand Charlemagne pour voir la situation s’améliorer. Digne successeur de l’Empire romain, version chrétienne, couronné Empereur en 800, Charlemagne veut restaurer l’administration et l’Etat.

 


 Ce souci d’une bonne administration passe par l’élévation du niveau des « fonctionnaires » et donc par une réforme de l’enseignement.

 

           Il paraît qu’il a eu « l’idée folle d’inventer l’école ». En fait, ce n’était pas encore l’école de nos chers bambins, mais pour ses « fonctionnaires » et pour les moines aussi.

 Une école est ouverte dans chaque évêché et chaque monastère. On y étudie le latin, les textes antiques, la calligraphie, l'art de l'enluminure…



On invente même une nouvelle écriture : la minuscule « caroline », à l’origine de nos caractères d’imprimerie.

 


 Il sait s’entourer de gens compétents et fait appel aux grands intellectuels du temps. Les résultats sont tels qu’on peut parler à juste titre de « Renaissance Carolingienne ».

 

Homme intelligent et cultivé, Charlemagne est aussi un grand conquérant. Il est bientôt à la tête d’un immense territoire d’un million de km², et beaucoup le considèrent comme le précurseur de « l’Europe ». D’autres empereurs ou dictateurs (Napoléon, Hitler) essaieront beaucoup plus tard de reconstituer  cet empire… mais sans jamais y parvenir.

 


Toutefois, un aussi grand empire s’avère difficile, voire impossible à gouverner, ce qui poussera Charlemagne à déléguer ses pouvoirs à des responsables de régions, contrées ou districts. L’insécurité du territoire est telle que le royaume est délimité géographiquement de telle sorte que l’on peut aller d’un point à un autre en une journée de cheval. Les rivières ou forêts délimitent les régions ainsi formées. (C’est déjà la régionalisation).

 

De sa capitale à Aix la Chapelle, Charlemagne envoie ses « missi dominici » (= envoyés du maître) pour surveiller les centaines de comtes qui le représentent dans tous ses territoires.

 

En déléguant ses pouvoirs ainsi, il encourage le processus de « vassalité » et crée un nouveau système de gouvernement : le « système féodal ».

 

Le principe est simple :

 

Le vassal (ou responsable de région) prête serment de fidélité au roi, ou à l’empereur, et doit lui fournir les soldats dont il peut avoir besoin pour maintenir la paix… ou faire la guerre. En retour, le roi lui octroie des « bénéfices » (on appellera ça plus tard un « fief », d’où le mot « féodal ») et le protège de son armée. C’est un échange de bons procédés, du donnant, donnant.

 


Toute une organisation hiérarchique de la noblesse se développe ainsi, liant les membres entre eux. Le régime féodal est fait pour se protéger des envahisseurs, des guerres. Chaque seigneur s’engage envers un seigneur plus puissant : il devient son vassal. Le pouvoir d’un seigneur se mesure au nombre de ses vassaux, qui eux-mêmes peuvent avoir des arrière-vassaux et ces derniers des sous-vassaux, etc… Chaque vassal recevant, en échange de sa loyauté, un fief, un territoire. Et le plus puissant protège de son armée le plus faible.


 

On donne un titre différent à chaque vassal, selon son importance. Du plus important au plus petit, on a ainsi le Prince, le Duc, le Marquis, le Comte, le Vicomte, le Baron, le Chevalier et l’écuyer. Bref ! Tout un organigramme !  Tout en bas de l’échelle se trouvent les paysans qui, en échange de leur travail, reçoivent la protection du seigneur.

En théorie, le vassal n’est pas le vrai propriétaire de son fief. A sa mort, la terre revient au suzerain, mais dans la pratique, le fils du vassal renouvelle le serment de fidélité fait par son père et ces « bénéfices » deviennent héréditaires.

 

A la mort de Charlemagne, ses fils et successeurs, entre lesquels il a partagé son empire, ne se montrent pas à la hauteur, le pouvoir impérial s’affaiblit.



Les grands vassaux prennent de l’indépendance, de l’importance. Ils s’approprient leur fief et il arrive même que des vassaux deviennent plus riches et puissants que leur seigneur.

 

Ce sera le cas des Comtes d’Anjou que nous verrons la prochaine fois.

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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 00:00


Nous avons vu l’église de Candes, construite autour de la cellule où s’est éteint Saint-Martin. Nous savons aussi que les Tourangeaux sont allés chercher le corps de leur évêque à Candes pour le ramener dans leur ville… non sans mal (voir article 18).

 

 

Arrivé à Tours, le corps de Martin est placé dans un sarcophage de pierre et enterré dans le cimetière public, en pleine campagne, hors des murs de Caesarodunum, la ville romaine. Nous sommes le 11 novembre 397. Les cimetières chrétiens étaient toujours situés en dehors des villes.

 

Ce n’est que 40 ans plus tard que Brice, le successeur de Martin à l’épiscopat, fait construire sur le tombeau un petit édifice en bois couvert de paille et de jonc. Le tombeau est recouvert de la chape (manteau) que le soldat romain Martin avait partagé avec un pauvre à Amiens (article 14). Cet édifice prendra pour cette raison le nom de chapelle (qui protège la chape). Voilà l’origine de nos chapelles !

 

Au Ve siècle, l’évêque suivant, Perpet, trouvant ce lieu indigne, remplace la chapelle par une première basilique.

 

Dès cette époque, une foule de pèlerins accourt sur le tombeau de Martin, foule qu’il va falloir accueillir et héberger. Plusieurs hospices sont donc construits, un pour les nobles, l’autre pour les pauvres ; des hôtelleries particulières s’installent aussi, ainsi que toutes sortes d’activités artisanales et commerciales :

 - des boutiques d’orfèvres, où l’on achète des ex-voto, des vases sacrés et autres souvenirs religieux.

- des cordonniers (les pèlerins marchent beaucoup)

- des tisserands

- plusieurs monastères d’hommes et de femmes

- des oratoires

- des églises. Au Xe siècle, on ne compte pas moins de 28 églises autour de Saint-Martin.

- des auberges aussi bien sûr, des rôtisseries.

 

On le voit bien, toute une ville se crée et grandit autour de la basilique, une nouvelle ville que l’on nomme « la Martinopole », une ville qui a même le privilège de « battre monnaie » :

la livre Tournois.

A l’entrée de la ville, passage obligé pour se rendre à la basilique, se trouve la maison du changeur, où les pèlerins peuvent changer leur monnaie.

 


 

La maison du Changeur se situe à l'angle de la rue de la Monnaie et de la rue du Change (elle est recouverte d'ardoises, signe de richesse)


Les rues du « vieux Tours » (qui correspond à l’ancienne Martinopole) se souviennent encore de cette époque… On retrouve ainsi la « rue des orfèvres », la « rue du change », la « rue de la monnaie », la « place de la livre Tournois », la « rue de la rotisserie »...

 



Ah ! Les Tourangeaux ne s’y sont pas trompés en allant jusqu’à sortir le corps de Martin par la fenêtre de la cellule fermée à clef à Candes, pour qu’il ne leur échappe pas…ils connaissaient sa popularité…et en effet, la Martinopole devient riche, très riche et reçoit la visite d’illustres pèlerins :

 

- Clovis, qui prend l’engagement ici de se faire baptiser et institue Martin patron de la monarchie franque

- Dagobert (mais oui… ce bon roi qui mettait sa culotte à l’envers!) avec qui Martin devient patron de la famille royale en compagnie de Saint-Denis,

- Pépin le Bref

- Charlemagne

- pratiquement tous les rois capétiens

- Saint-Louis y vient trois fois

- et bien d’autres têtes couronnées… Philippe Auguste, François 1er, Louis XIV…j’en oublie…

- des papes : Urbain II, Alexandre III et enfin, en 1996, n’oublions pas le pape Jean-Paul II, qui est venu lui aussi sur le tombeau de Martin.

 


Bref ! (comme disait Pépin), tout va bien pour la Martinopole… jusqu’à ce qu’arrivent, fin IXe, les Normands. Sacrés Normands ! Ils ravagent et incendient tout sur leur passage. La basilique Saint-Martin n’y résiste pas. Elle est entièrement détruite !










Quand le calme revient, on prend modèle sur la ville romaine (Caesarodonum), qui, bien à l’abri derrière son rempart, n’a pas souffert des Normands.

 La Martinopole s’entoure alors d’une enceinte fortifiée et prend le nom de

« Châteauneuf ».

Nous sommes maintenant en présence de deux villes fortifiées, l’une à côté de l’autre, et en concurrence l’une avec l’autre…il faudra attendre le XIVe siècle et la guerre de cent ans pour les voir réunies au sein d’un même rempart. Mais ce n’est pas là le propos d’aujourd’hui, nous y viendrons en temps et en heure…

 Châteauneuf vient de naître et la basilique Saint-Martin sera elle aussi reconstruite, comme nous le verrons la prochaine fois…

 
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 15:12







Martin a maintenant 81 ans. Il est fatigué et mériterait bien un peu de repos. Et pourtant, dès qu’on l’appelle, il est partant.

 

C’est ainsi qu’un jour froid du début de novembre il part à Candes* pour apaiser une querelle entre les clercs de cette paroisse. C’est loin, aux confins de la Touraine, à la limite de l’Anjou.



 

(15) Il parvient à les réconcilier, mais ses forces l’abandonnent et il tombe malade pour finalement mourir dans la nuit du 8 au 9 novembre 397.

 

Il est curieux de penser que sa mort provoquera une autre dispute, non plus entre les clercs de Candes, mais avec les Poitevins et les Tourangeaux. C’est Grégoire de Tours* qui nous raconte cet épisode rocambolesque :

 


(16) En effet, dès l’annonce de la maladie de Martin (les nouvelles vont déjà vite), nombreux sont ses disciples de Poitiers et de Tours qui viennent le veiller jour et nuit !

Dès qu’il meurt, tous se divisent et se surveillent mutuellement. Les clercs de Candes veulent conserver le corps de Martin, les Tourangeaux et les Poitevins veulent l’emporter, les uns à Tours, les autres à Poitiers.


Les Poitevins disent :

« C’est notre moine, il a été abbé chez nous. Nous réclamons ce que nous vous avons prêté. Vous l’avez eu évêque…C’est assez pour vous ! Laissez-nous au moins emporter sa dépouille. »

 

Les Tourangeaux répondent :

« Il a accompli plus de miracles chez vous que chez nous. Il vous a ressuscité deux morts, à nous, un seul » Voilà qu’on compte les morts, les ressuscités, les miracles… ! « Ce qu’il n’a pas fait chez nous de son vivant, il faut qu’il le fasse après sa mort… Et surtout, c’est dans la ville où il a été sacré évêque qu’il doit être inhumé. »

 

Mais surtout, chacun connaît la popularité de Martin et se doute que l’endroit où il reposera pourrait bien attirer du monde, voire devenir un lieu de pèlerinage. Pas bêtes tout de même !

 

Pauvre Martin ! Lui qui voulait la paix ! Le voilà objet d’une dispute qui va durer jusqu’à la nuit.

 

La nuit venue, sa dépouille est gardée par les deux partis opposés et la porte de la chambre où il repose est fermée à clef, pour plus de sécurité.

 

Epuisés par ces palabres, tous finissent par s’endormir.

 

TOUS ?   NON !

 

Les Tourangeaux résistent. Ils vont profiter du sommeil des autres pour l’enlever (ce ne sera jamais que la 2ème fois ! rappelez-vous comment ils l’avaient déjà enlevé pour qu’il devienne leur évêque).

 


(17) La porte est fermée ? Qu’à cela ne tienne, on va le passer par la fenêtre !

 


(18) La Loire est toute proche, le corps de Martin déposé dans une barque…Il ne reste plus qu’à remonter le fleuve jusqu’à Tours.

 


C’est alors qu’aurait eu lieu le dernier miracle de Martin :

Bien qu’au mois de novembre, au passage du corps, les rives ont reverdi, des bourgeons sont apparus sur les arbres, les oiseaux se sont mis à chanter (les Tourangeaux aussi… de joie et à pleine voix !)

Depuis ce jour, on fête chaque année dans toute l’Europe « l’été de la Saint-Martin ».

 


(19) Rusés Tourangeaux, heureux de pouvoir enterrer leur évêque dans leur ville. Comme prévu, la possession du corps du Saint fera la fortune de Tours.

 


 

A Candes, une église magnifique sera construite à l’endroit même où Martin s’est éteint, mais à Tours, sur son tombeau s’élèvera une basilique qui deviendra un haut-lieu de pèlerinage, comme nous le verrons la prochaine fois.

 


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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 15:00



Martin, évêque et moine, exorciste et évangélisateur, est aussi ambassadeur de l’Eglise chrétienne auprès des Empereurs Romains en Gaule qui siègent à Trèves. Il voyage ainsi à travers l’Europe.

 

Un premier voyage le ramène d’abord chez lui, en Panonie, où il rend visite à ses parents. Il voudrait bien les convertir. Pas question pour son père ! Mais il parvient à convertir et à baptiser sa mère (10), ainsi que certains de ses compatriotes.

 

 


 

Viennent ensuite trois voyages à Trèves (Capitale des Gaules), pour rencontrer les Empereurs successifs.

 

Il effectue un premier voyage à Trèves, pour rencontrer l’Empereur Valentinien, à qui il veut demander une grâce. Influencé par son épouse arienne*, celui-ci refuse de le recevoir. Il faut à Martin pas moins d’une semaine de jeûne et de prière (en somme une petite grève de la faim !) pour convaincre Valentinien de le recevoir, ce qu’il fait mais bien à contrecœur.




En tout cas, pas question de se lever pour accueillir l’évêque Martin, comme il le devrait pourtant devant un haut dignitaire de l’Eglise.

 

Regardez bien l’image qui suit : Ne voyez-vous pas des flammes surgir sous le trône de l’Empereur ? En effet,  le feu se déclare soudain dans la chambre, jusqu’au siège de Valentinien…bien obligé de se lever ! Et de rendre à l’évêque l’honneur qui lui est dû. (8)

 


 



Impressionné, l’Empereur lui accorde tout ce qu’il veut et le reçoit même à sa table.

A la suite de la visite de Martin, l’Empereur Valentinien protègera les catholiques malgré les suggestions de sa femme.

 

Le deuxième voyage de Martin à Trèves l’amène à rencontrer l’Empereur Maxime, auprès de qui il veut plaider la cause d’évêques extrémistes, condamnés à mort par l’Empereur et certains évêques pour hérésie. Il croit parvenir à obtenir leur grâce, mais à peine parti, Maxime change d’avis et les évêques sont exécutés.

Cela ne l’empêche pas de revenir une troisième fois, toujours pour défendre les hérétiques. Cette fois il obtient gain de cause, mais à condition d’accepter de communier avec les évêques persécuteurs, ce qu’il fait à son grand désarroi. (13)

 


 

Au cours de ces longs voyages sur des chemins très incertains, il arrive à Martin de faire de mauvaises rencontres et d’être attaqué par des brigands, bref ! Des hommes qui ont le « diable au corps » !



Quel meilleur moyen de s’en sortir que de les en libérer ? C’est ce que nous voyons ci-dessous :

 


 

(12) Ici, un petit démon rouge sort de la bouche



(14) Là, un autre sort…Par derrière !

 

C’est le thème de l’exorcisme qui est montré là, mais peut-être aussi le guérisseur, car on considérait que pour guérir les gens il fallait les délivrer du démon…

 

Les guérisons, voire même les miracles de Martin, ses exorcismes et son dévouement lui valent la reconnaissance de ses contemporains (11)

 


 

Martin est toujours prêt à se dévouer dès qu’on l’appelle, toujours prêt à partir sur les chemins, même à plus de 80 ans, même très fatigué. C’est ainsi qu’il va entreprendre un dernier voyage à Candes, à la limite de la Touraine et de l’Anjou…que nous verrons la prochaine fois.


 

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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 17:19

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16 - Saint-Martin évêque de Tours



Martin, moine exorciste de Ligugé, refuse de devenir évêque de Poitiers à la mort de son ami Hilaire.

 

Quelques années plus tard, Gatien, l’évêque de Tours, meurt à son tour. La réputation de Martin s’étant étendue jusqu’en Touraine, le peuple tourangeau le veut absolument comme leur nouvel évêque. Bien sûr, ils sont au courant de son refus à Poitiers, mais un homme averti en valant deux, ils imaginent un subterfuge pour l’amener dans leur ville :

 

Un certain Rusticius vient le trouver et le supplie de venir porter secours à sa femme gravement malade. Il est guérisseur, n’est-ce pas ? Martin accepte de le suivre…et tombe dans le piège ! Il est littéralement traîné de force dans la cathédrale et consacré évêque. Regardez la tête qu’il fait ! Pas franchement réjoui ! (6)


 Il ne faut pas croire pour autant qu’il fait l’unanimité. Le haut-clergé de l’époque n’apprécie pas beaucoup son genre : on lui reproche son allure humble, ses habits malpropres et ses cheveux mal peignés, ses habitudes de pauvreté, d’ascétisme. En fait, il ne cède qu’à l’acclamation populaire.

 

Quant à Martin, maintenant évêque, il fait contre mauvaise figure bon cœur. C’est sans doute pour le consoler qu’un ange vient le visiter en songe la nuit suivante. (7)

 


Devenu évêque le 4 juillet 371, Martin cherche à conserver le plus possible son ancienne vie. Il habite d’abord une petite cellule près de la cathédrale, mais il a peu de repos, car les fidèles viennent sans cesse le trouver. Comme il n’arrive pas à mener la vie monastique qu’il souhaite, il cherche un lieu de retraite près de Tours pour concilier sa vie d’évêque et de moine.

 

Il choisit un lieu solitaire et sauvage à 2 km de Tours, sur la rive droite de la Loire. C’est là qu’il fonde le monastère de Marmoutier.

                                                                    

 



 

Comme autrefois à Ligugé, il vit dans une cabane en bois, puis dans une grotte creusée dans le coteau, bientôt rejoint par 80 disciples, avec lesquels il va évangéliser les campagnes, d’abord en Touraine, puis dans toute la Gaule.

 

Pour ce faire, il emploie toujours la même méthode : destruction des temples païens et des idoles, construction d’une église ou d’un oratoire au même endroit, baptême des paysans et installation d’un prêtre sur place. C’est à Amboise qu’il installe ainsi la première église rurale de Touraine.

 

Un jour, après avoir détruit le temple d’un village, Martin veut détruire aussi l’arbre sacré, un pin, qui tient lieu d’idole. Les villageois protestent farouchement et comme il ne veut pas renoncer, un des païens le défie :

 

« Si tu as confiance en ton Dieu, nous couperons nous-mêmes cet arbre, à condition que tu sois dessous pour le recevoir dans sa chute. »

 

(9) Martin le prend au mot. On voit, sur cette image du vitrail, les moines attachés à l’arbre, Martin devant, du côté où l’arbre doit tomber. Mais au moment de sa chute, Martin lève la main pour faire le signe de croix et l’arbre s’abat de l’autre côté…un miracle !

 

 

Martin  exerce également son action d’évangélisateur hors de la Touraine. Ses nombreux voyages le conduisent dans toute la Gaule et en Europe.

 

C’est ce que nous verrons la prochaine fois…

 

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